Rapport : Les Mythes sur les vaccins contre le COVID-19

Les mythes les plus populaires en ligne sur les vaccins contre le COVID-19 

par John Gregory |Dernière mise à jour le 31/08/2021

Chine Labbé, Kendrick McDonald, Anicka Slachta, Sophia Tewa et Edward O’Reilly ont aussi contribué à ce rapport.

Les scientifiques et les chercheurs ont réussi à produire des vaccins contre le COVID-19. Des candidats-vaccins ont récemment été approuvés dans certains pays, et sont en passe de l’être dans d’autres. Pourtant, les fausses informations sur la sûreté et les effets secondaires des vaccins à venir menacent déjà son déploiement. Dans ce rapport, nous cataloguons les intox les plus populaires sur les vaccins contre le COVID-19, telles qu’elles sont apparues dans les évaluations, par NewsGuard, de plus de 6.000 sites d’actualité et d’information dans le monde.

  1. MYTHE : Les vaccins à ARNm développés contre le COVID-19 vont modifier l’ADN humain. 
  2. MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas testés contre un placebo dans des essais cliniques.
  3. MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 s’appuiera sur une technologie de surveillance via des micropuces créée par des travaux de recherche financés par Bill Gates. 
  4. MYTHE : Anthony Fauci va s’enrichir personnellement grâce au vaccin contre le COVID-19.
  5. MYTHE : Une nouvelle loi dans l’Etat du Colorado, aux Etats-Unis, forcera les parents à scolariser leurs enfants dans un programme d’éducation gouvernemental s’ils refusent de les faire vacciner contre le COVID-19.
  6. MYTHE : Il est prouvé que le vaccin contre le COVID-19 a rendu infertiles 97% des personnes vaccinées. 
  7. MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 contiendront des cellules de foetus humains avortés.
  8. MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 développé par l’Université d’Oxford et AstraZeneca transformera les Hommes en singes.
  9. MYTHE : Aux Etats-Unis, les bons alimentaires seront refusés aux personnes qui refusent de se faire vacciner contre le COVID-19. 
  10. MYTHE : L’autorité britannique de réglementation du marché des dispositifs médicaux (MHRA, Medicines and Healthcare products regulatory agency) utilisera l’intelligence artificielle pour surveiller la sûreté des vaccins contre le COVID-19 parce qu’elle sait que ces vaccins sont très dangereux. 
  11. MYTHE : Un document publié sur le site de la FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, montre que deux participants à un essai clinique pour un vaccin contre le COVID-19 sont morts en raison d’“effets secondaires graves”.
  12. MYTHE : Le virus mute si vite qu’un vaccin ne fonctionnera jamais.
  13. MYTHE : Le directeur de la recherche chez Pfizer a déclaré que son vaccin contre le COVID-19 contenait une protéine  – la syncytin-1 – qui rend les femmes stériles.
  14. MYTHE : Les injections faites à des personnels de santé lors d’événements presse sont fausses, et utilisent des seringues aux aiguilles qui disparaissent.
  15. MYTHE : Une infirmière de l’Alabama, aux Etats-Unis, est morte quelques heures après avoir été vaccinée contre le COVID-19.
  16. MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 violent le Code de Nuremberg, qui interdit les expériences scientifiques sur des êtres humains sans leur consentement.
  17. MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 entraîneront un renforcement du risque pathogène, ce qui signifie que les personnes vaccinées auront plus de chances de développer des formes graves de COVID-19 si elles sont infectées. 
  18. MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 peut provoquer la maladie.
  19. MYTHE : Les vaccins à ARNm contre le COVID-19 ne correspondent pas à la définition d’un vaccin par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et de l’autorité américaine de régulation des médicaments (FDA). Cette définition veut en effet qu’un vaccin stimule l’immunité et empêche la transmission d’un virus.
  20. MYTHE : La mort de Hank Aaron est liée au vaccin contre le COVID-19.
  21. MYTHE : Tiffany Dover, une infirmière de l’Etat du Tennessee, aux Etats-Unis, est morte après avoir été vaccinée contre le COVID-19 en direct à la télévision.
  22. MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas halal ni casher car ils contiennent des produits issus du porc. 
  23. MYTHE : Les essais pour les vaccins contre le COVID-19 n’étaient pas faits pour montrer l’efficacité des vaccins dans la prévention de cas graves de la maladie.  
  24. MYTHE : La mort du boxeur américain Marvin Hagler est liée au vaccin contre le COVID-19. 
  25. MYTHE : Les scientifiques du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center ont découvert que l’ARNm rend inactives les protéines qui détruisent les tumeurs, ce qui signifie que les vaccins à ARNm utilisés contre le COVID-19 peuvent provoquer le cancer. 
  26. MYTHE : Il a été prouvé que les vaccins contre le COVID-19 augmentaient le risque de fausse couche.
  27. LE MYTHE : Les vaccins augmentent le nombre de nouveaux variants du virus responsable du COVID-19, et rendent les personnes vaccinées plus susceptibles de contaminer d’autres personnes avec de nouvelles super souches. 
  28. LE MYTHE : Les tests PCR utilisés pour détecter le virus responsable du COVID-19 peuvent aussi être utilisés pour secrètement vacciner contre le COVID-19, selon une étude de l’université de Johns Hopkins.
  29. LE MYTHE : Les sociétés d’assurance vie ne verseront aucune indemnité aux bénéficiaires d’un contrat souscrit par les personnes qui meurent après avoir été vaccinées contre le COVID-19, parce que ces vaccins sont considérés comme expérimentaux. 
  30. LE MYTHE : Les vaccins à ARNm contre le COVID-19 peuvent entraîner une augmentation de troubles neurodégénératifs rares appelés maladies à prions.
  31. LE MYTHE : Etre à proximité d’une personne ayant été vaccinée contre le COVID-19 peut provoquer une fausse couche ou des modifications du cycle menstruel chez les femmes non vaccinées. 
  32. LE MYTHE : Les personnes vaccinées contre le COVID-19 peuvent transmettre des particules pathogènes issues du vaccin à d’autres personnes.
  33. LE MYTHE : L’augmentation des cas et des décès liés au COVID-19 en Inde entre février et mai 2021 a été causée par la vaccination contre le COVID-19.
  34. LE MYTHE : Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des aimants collés aux bras de personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19, prouvant que les vaccins contiennent des ingrédients magnétiques.`
  35. LE MYTHE : La Croix-Rouge américaine n’acceptera pas les dons de sang de personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19, car les vaccins éliminent les anticorps naturels du corps. 
  36. LE MYTHE : Le vaccin anti-COVID-19 de Pfizer a causé plus de décès que le vaccin d’AstraZeneca.
  37. LE MYTHE : Le SM-102, un ingrédient du vaccin de Moderna contre le COVID-19, est dangereux et a été classé comme non sûr pour l’utilisation humaine ou vétérinaire par une société qui vend cet ingrédient.
  38. LE MYTHE : Christian Eriksen, joueur de l’équipe nationale de football du Danemark, a été vacciné contre le COVID-19 quelques jours avant de s’effondrer lors d’un match contre la Finlande.
  39. LE MYTHE : Gibraltar a connu une forte augmentation des décès depuis que son gouvernement a commencé à vacciner la population avec le vaccin Pfizer-BioNTech. Au moins 53 décès ont été causés par ou sont liés au vaccin contre le COVID-19 à Gibraltar.
  40. LE MYTHE : Quatre pilotes travaillant pour British Airways sont morts à cause du vaccin contre le COVID-19, et la compagnie aérienne est maintenant en “discussion de crise” avec le gouvernement britannique pour savoir si les pilotes vaccinés devraient être autorisés à voler.
  41. LE MYTHE : Les compagnies aériennes, surtout en Espagne et en Russie, ont conseillé aux personnes ayant reçu le vaccin contre le COVID-19 d’éviter de prendre l’avion en raison d’un risque de formation de caillots sanguins.
  42. LE MYTHE : Des documents secrets révèlent que Moderna avait développé un vaccin contre le COVID-19 en décembre 2019, prouvant ainsi que la pandémie était planifiée.
  43. LE MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 contiennent de la luciférase, une substance nommée d’après l’ange déchu Lucifer. 
  44. LE MYTHE : Les protéines spike contenues dans les vaccins anti-COVID-19 à ARNm sont toxiques pour l’homme et peuvent se répandre dans tout le corps, provoquant des problèmes cardiaques et des dommages neurologiques. 
  45. LE MYTHE : Le vaccin Pfizer contre le COVID-19 est composé à 99% d’oxyde de graphène, selon une étude publiée par l’Université d’Almeria en Espagne. 
  46. LE MYTHE : Aux Etats-Unis, plus de personnes sont décédées à cause des vaccins contre le COVID-19 que du virus lui-même. 
  47. LE MYTHE : Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats-Unis (CDC) ont modifié leurs paramètres pour les tests PCR chez les personnes vaccinées afin que les autorités enregistrent moins de cas de COVID-19.
  48. LE MYTHE : La directrice des CDC a déclaré que les vaccins contre le COVID-19 ne protégeaient pas contre le variant delta et que les personnes vaccinées pouvaient être des super-propagateurs du virus, parce qu’elles ont une charge virale supérieure à celle des personnes non-vaccinées.
  49. LE MYTHE : La Cour suprême américaine a prononcé une décision selon laquelle l’ADN modifié n’intervient pas naturellement et peut donc être breveté. Les personnes ayant été vaccinées contre le COVID avec un vaccin à ARN messager, qui modifie le génome humain, sont donc légalement brevetées et n’ont plus de droits humains.
  50. LE MYTHE : Les enfants ont trois fois plus de chances de mourir des vaccins contre le COVID-19 que de la maladie elle-même.
  51. LE MYTHE : La Food and Drug Administration (FDA), l’autorité de santé américaine, n’a pas définitivement approuvé le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le COVID-19, elle a approuvé un autre vaccin appelé Comirnaty, qui n’est pas encore disponible.



MYTHE : Les vaccins à ARNm développés contre le COVID-19 vont modifier l’ADN humain. 

LES FAITS :

Plusieurs candidats-vaccins contre le COVID-19 s’appuient sur l’acide ribonucléique (ARN) messager, qui porte l’information génétique nécessaire à la fabrication des protéines, selon l’Institut National américain contre le cancer. Ces vaccins donnent l’ordre aux cellules de produire une protéine qui ressemble en partie au virus du COVID-19, déclenchant la réponse immunitaire du corps, et la production d’anticorps. 

Il s’agit d’une nouvelle technologie de vaccin, mais elle ne peut pas modifier l’ADN des personnes vaccinées. “Cela ne peut pas changer votre matériel génétique”, a déclaré à l’Associated Press Dan Culver, pneumologue à la Cleveland Clinic, en septembre 2020. “Le temps de survie de cet ARN dans les cellules est assez bref, il se chiffre en heures. Ce que vous faites, c’est que vous introduisez dans la cellule la recette d’une protéine pour quelques heures”. 




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas testés contre un placebo dans des essais cliniques. 

LES FAITS :

La phase finale d’un essai clinique pour les candidats-vaccins contre le COVID-19 est la Phase 3, au cours de laquelle le vaccin est administré à des dizaines de milliers de patients. Les chercheurs comparent alors le nombre de patients contaminés par rapport à un groupe distinct de patients qui se sont vu administrer un placebo, afin de déterminer l’efficacité et la sûreté du vaccin. Les 10 vaccins-candidats qui avaient démarré leur Phase 3 au 3 novembre 2020 étaient tous testés contre un placebo, selon l’Organisation mondiale de la Santé




MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 s’appuiera sur une technologie de surveillance via des micropuces créée par des travaux de recherche financés par Bill Gates.

LES FAITS :

Il n’existe aucun vaccin – contre le COVID-19 ou contre une autre maladie – qui dispose de micropuces ou d’autres éléments de surveillance. En décembre 2019, des chercheurs du MIT ayant reçu un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates ont publié un article sur le développement d’une technologie capable d’enregistrer les informations vaccinales sous la peau d’un patient grâce à une injection semblable à de l’encre pouvant être lue par un smartphone. Toutefois, cette technologie ne peut pas suivre les mouvements d’un patient, comme l’a expliqué à FactCheck.org Kevin McHugh, chercheur en bioingénierie de Rice University ayant travaillé sur cette étude au MIT. La Fondation Gates a par ailleurs indiqué que ces recherches n’avaient aucun rapport avec le COVID-19.

Il est vrai que Bill Gates a déclaré que des “certificats numériques” pourraient être utilisés dans le cadre d’un effort vaccinal, mais il n’existe aucune preuve que lui ou sa fondation aient créé une technologie capable de surveiller les personnes vaccinées contre le COVID. Des certificats numériques sont utilisés pour envoyer des information cryptées en ligne, et la Fondation Bill et Melinda Gates a déclaré à Reuters : “La référence à des certificats numériques renvoie à des efforts visant à créer une plateforme numérique open source dans le but d’étendre l’accès à un test à domicile qui soit sécurisé”. 

Bill Gates a lui-même démenti ces allégations lors d’une interview sur CBS News le 22 juillet 2020. “Il n’y a aucun lien entre ces vaccins et une quelconque surveillance. Je ne sais pas d’où vient cette idée,” a-t-il dit. 




MYTHE : Anthony Fauci va s’enrichir personnellement grâce au vaccin contre le COVID-19.

LES FAITS :

Il n’existe aucune preuve qu’Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses aux Etats-Unis (NIAID), ait un quelconque intérêt personnel financier dans les vaccins qui sont en cours de développement contre le COVID-19. L’agence dirigée par Anthony Fauci travaille avec la compagnie pharmaceutique Moderna sur un potentiel vaccin — un des 202 vaccins en cours de développement actuellement, selon l’Organisation Mondiale de la Santé – mais PolitiFact n’a trouvé aucune trace d’une relation financière ou commerciale entre Anthony Fauci et Moderna lors d’une recherche effectuée en avril 2020 dans la base de données de la SEC (Securities and Exchange Commission), l’organisme de contrôle des marchés américains. 




MYTHE : Une nouvelle loi dans l’Etat du Colorado, aux Etats-Unis, forcera les parents à scolariser leurs enfants dans un programme d’éducation gouvernemental s’ils refusent de les faire vacciner contre le COVID-19.

LES FAITS :

Le projet de loi sur la vaccination avant l’entrée à l’école, devenu loi dans le Colorado en juin 2020, ne fait aucune référence au COVID-19 ni au vaccin contre le COVID-19. Cette loi renforce la procédure étatique pour obtenir une exemption religieuse ou pour croyances personnelle aux vaccins, et exige des parents qui demandent cette exemption de soumettre un formulaire signé par un professionnel de santé, ou de compléter ce que la loi appelle un “module d’éducation en ligne” sur la science des vaccins, produit par le département de la santé publique et de l’environnement du Colorado. 




MYTHE : Il est prouvé que le vaccin contre le COVID-19 a rendu infertiles 97% des personnes vaccinées. 

LES FAITS :

Cette allégation semble avoir été lancée par le YouTubeur britannique Zed Phoenix. Celui-ci a affirmé qu’une source anonyme au sein de l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline lui avait déclaré que 61 des 63 femmes ayant reçu le vaccin contre le COVID-19 étaient devenues infertiles, et qu’un vaccin distinct, à destination des hommes avait “entraîné une diminution de la taille des testicules, une chute des niveaux de testostérone, et une atrophie marquée de la prostate”. 

Les déclarations de  Zed Phoenix sur les effets présumés de ces vaccins semblent reprendre verbatim une étude sans rapport datant de 1989 et émanant de l’Institut national d’immunologie de New Delhi, en Inde, d’après Reuters. Ces travaux de recherche examinaient l’utilisation de vaccins anti-fertilité sur des babouins dans le cadre de discussions sur des options de traitement, à l’avenir, pour des patients humains atteints de cancer, et dont les tumeurs seraient affectées par les hormones de fertilité. Aucun des candidats-vaccins contre le COVID-19 n’est spécifique a un sexe, et aucun n’est lié à la fertilité. 




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 contiendront des cellules de foetus humains avortés.

LES FAITS :

Certains vaccins pour enfants, notamment ceux protégeant contre la rubéole et la varicelle, ont été conçus à l’aide de cellules issues de foetus avortés il y a plusieurs décennies. D’après un article de juin 2020 publié dans Science magazine, au moins cinq candidats-vaccins contre le COVID-19 utilisent des lignées cellulaires embryonnaires : l’une descend d’un foetus avorté en 1972 et une autre d’un avortement réalisé en 1985. 

Cependant, aucun tissu embryonnaire supplémentaire n’est nécessaire à la production de ces vaccins, y compris ceux qui sont développés contre le COVID-19, et aucun tissu fœtal n’est présent dans ces vaccins. Le Centre catholique national de bioéthique (National Catholic Bioethics Center), aux Etats-Unis, qui consulte le Vatican et les catholiques sur les problèmes d’éthique médicale, et qui s’oppose à l’avortement, a déclaré sur le sujet : “Les cellules dans ces lignées se sont divisées de multiples fois avant d’être utilisées pour la production de vaccins. Après la production, les vaccins sont retirés des lignées cellulaires et purifiés. On ne peut pas exactement dire que les vaccins contiennent une quelconque cellule issue de l’avortement initial”.




MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 développé par l’Université d’Oxford et AstraZeneca transformera les Hommes en singes. 

LES FAITS :

Cette fausse allégation se fonde sur le fait que le vaccin d’Oxford et  AstraZeneca s’appuie sur un adénovirus de chimpanzé modifié, qui doit susciter une réponse immunitaire au virus responsable du COVID-19. D’après le Times of London, cette allégation a été promue via des mèmes et des clips vidéo, dans le cadre d’une campagne de désinformation impliquant des responsables d’agences étatiques russes, ciblant prioritairement des pays où la Russie veut vendre son propre vaccin contre le COVID-19.




MYTHE : Aux Etats-Unis, les bons alimentaires seront refusés aux personnes qui refusent de se faire vacciner contre le COVID-19. 

LES FAITS :

Le site de pseudoscience et à tendance complotiste Natural News a été le premier à écrire que la task force de Joe Biden contre le COVID-19 avait annoncé une telle mesure. Toutefois, cet article s’appuyait sur des informations datées et inexactes. Luciana Borio, qui est membre de cette task force, a contribué à écrire un rapport du Johns Hopkins Center for Health Security en juillet 2020. Ce rapport évoquait les bons alimentaires dans le cadre d’une discussion plus large sur les vaccins contre le COVID-19. En revanche, ce rapport n’a pas été produit par la task force, et il ne recommandait pas de refuser les bons alimentaires aux personnes choisissant de ne pas se faire vacciner contre le COVID-19. Les auteurs principaux de ce rapport ont indiqué, dans une déclaration à FactCheck.org en novembre 2020, qu’ils ne “préconisaient PAS que des outils de soutien social comme ceux-ci soient retenus à aucun moment, en fonction du statut vaccinal d’une personne”. 




MYTHE : L’autorité britannique de réglementation du marché des dispositifs médicaux (MHRA, Medicines and Healthcare products regulatory agency) utilisera l’intelligence artificielle pour surveiller la sûreté des vaccins contre le COVID-19 parce qu’elle sait que ces vaccins sont très dangereux. 

LES FAITS :

L’autorité britannique de réglementation du marché des dispositifs médicaux a en effet accordé un contrat à la compagnie Genpact pour la création d’un outil d’intelligence artificielle chargé de suivre les effets indésirables liés aux vaccins contre le COVID-19. Toutefois, cette agence indique qu’il n’existe aucune preuve pour l’instant de dangers posés par ces vaccins. Par ailleurs, la déclaration d’un effet indésirable ne prouve pas que cette réaction ait été causée par le vaccin.  

Dans une déclaration transmise en novembre 2020 a NewsGuard, la MHRA a déclaré : “Nous avons de nombreuses ressources et technologies pour soutenir le suivi de la sûreté de tout programme de vaccination contre le COVID-19. L’utilisation de l’intelligence artificielle en sera l’un des éléments. Nous prenons toute déclaration sur un effet secondaire présumé très sérieusement, et nous combinons ces déclarations individuelles avec une analyse statistique des dossiers cliniques”.  

Et d’ajouter : “D’après les rapports publiés pour les Phases 1 et 2 des essais cliniques, nous n’anticipons pas pour le moment d’inquiétudes particulières en ce qui concerne la sécurité des vaccins contre le COVID-19. En général, nous prévoyons pour ces vaccins une sécurité similaire à celle d’autres types de vaccins. Un vaccin contre le COVID-19 ne sera déployé qu’une fois qu’il aura été prouvé qu’il est sûr et efficace, au travers d’essais cliniques robustes, et une fois que son utilisation aura été approuvée”.




MYTHE : Un document publié sur le site de la FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, montre que deux participants à un essai clinique pour un vaccin contre le COVID-19 sont morts en raison d’“effets secondaires graves”.

LES FAITS :

Deux personnes sont mortes parmi les 21.000 ayant participé à l’essai clinique pour le vaccin contre le COVID-19 de Pfizer et BioNtech. Mais la FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, n’a attribué aucune de ces morts au vaccin. 

D’après un document de la FDA datant de décembre 2020 qui décrit les circonstances de ces morts, “une personne a subi une crise cardiaque 62 jours après la vaccination numéro 2, et est morte trois jours plus tard. L’autre est morte d’athérosclérose trois jours après sa première vaccination”. Ce document ajoute que, dans le cas de cette seconde mort, le participant à l’essai clinique souffrait d’obésité et d’une athérosclérose pré-existante, c’est-à-dire un rétrécissement des artères.

Quatre autres morts ont été dénombrées parmi les 21.000 participants à l’essai clinique ayant reçu un placebo. Ces morts “représentent les événements qui interviennent dans la population générale, dans les groupes d’âges dans lesquels elles ont eu lieu, à un taux similaire”, souligne la FDA dans ce document. 

Pour déterminer la sûreté du vaccin, l’essai clinique a enregistré les “effets secondaires graves”, qui sont définis par la Bibliothèque américaine de médecine comme tout événement médical qui a pour conséquence la mort, l’hospitalisation, ou qui vient perturber de manière significative les conditions de vie normale. Le document de la FDA indique que parmi les effets secondaires graves rapportés dans le cadre de l’essai clinique Pfizer/BioNTech, seuls deux ont été considérés comme potentiellement liés au vaccin : une blessure de l’épaule et des ganglions lymphatiques enflés, une condition assez commune et en générale bénigne. 




MYTHE : Le virus mute si vite qu’un vaccin ne fonctionnera jamais.

LES FAITS :

Tous les virus mutent en permanence, mais l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré en décembre 2020 que “Le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la COVID-19, a tendance à muter plus lentement que d’autres virus, comme le VIH ou les virus grippaux”. Les mutations plus rapides des virus grippaux sont l’une des raisons pour lesquelles le vaccin contre la grippe est mis à jour chaque année. 

Des études préliminaires en laboratoire concernant les deux premiers vaccins contre le COVID-19 autorisés aux Etats-Unis – l’un produit par Pfizer/BioNTech et l’autre par Moderna – et dont les résultats ont été publiés en janvier 2021, ont montré que ces vaccins étaient efficaces contre une mutation d’abord identifiée au Royaume-Uni, et connue comme le variant B.1.1.7. Ces études suggèrent en revanche que les vaccins pourraient être moins efficaces contre la mutation B.1.351 identifiée en Afrique du Sud, mais il n’existe aucune preuve que ces mutations puissent annuler complètement les bénéfices des vaccins. 

“Vous pourriez diminuer plusieurs fois l’efficacité des anticorps induits par le vaccin, et rester tout de même dans la portée protectrice du vaccin”,  a déclaré Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuse aux Etats-Unis, lors d’un point presse à la Maison blanche le 27 janvier 2021. 




MYTHE : Le directeur de la recherche chez Pfizer a déclaré que son vaccin contre le COVID-19 contenait une protéine  – la syncytin-1 – qui rend les femmes stériles. 

LES FAITS :

Cette allégation s’appuie sur une pétition faite par un médecin du nom de Michael Yeadon auprès de l’Agence européenne des médicaments. Il est sans doute la personne présentée dans cette intox comme le directeur de la recherche chez Pfizer. En réalité, Michael Yeadon a quitté Pfizer en 2011, selon un article de l’Associated Press publié en décembre 2011. 

Sa pétition affirmait que le vaccin pourrait engendrer une réponse immunitaire contre une protéine nécessaire à la formation du placenta lors d’une grossesse. Toutefois, le vaccin ne contient pas la protéine syncytin-1, et il n’y a aucune preuve qu’un vaccin contre le COVID-19 pourrait rendre les femmes infertiles.

Par ailleurs, il n’existe aucune preuve que la protéine Spike du virus responsable du COVID-19, qui est ciblée par le vaccin, puisse créer une réponse immunitaire contre la syncytin-1, d’après les scientifiques. “Toute possibilité de similitude entre la syncytin-1 et la  protéine spike du SARS-CoV-2 (qui est utilisée en partie dans le vaccin) est extrêmement faible”, a déclaré en décembre 2020 à PolitiFact Brent Stockwell, professeur de biologie et de chimie à l’université de Columbia. “Il n’y a quasiment aucun bout de ces deux protéines qui se ressemblent, même vaguement, et elles sont bien plus éloignées l’une de l’autre qu’il faudrait pour qu’elles puissent créer des réponses immunitaires croisées”. 

Dans un déclaration transmise en décembre 2020 à l’Associated Press, Jerica Pittz, porte-parole de Pfizer, a déclaré que le vaccin Pfizer contre le COVID-19 n’entraînait pas d’infertilité. “Il a été incorrectement suggéré que les vaccins contre le COVID-19 pourraient entraîner une infertilité, en raison d’une séquence d’acide aminé commune entre la protéine spike du SARS-CoV-2 et une protéine placentaire”, a-t-elle dit. “Toutefois, cette séquence est trop courte pour pouvoir entraîner une autoimmunité de manière plausible”.




MYTHE : Les injections faites à des personnels de santé lors d’événements presse sont fausses, et utilisent des seringues aux aiguilles qui disparaissent.

LES FAITS :

Ces allégations ont été faites dans des posts sur Twitter et dans des vidéos sur YouTube,  en reprenant de vraies images vidéo tournées lors d’événements presse au cours desquels des personnels de santé ont été vaccinés contre le COVID-19. Un tweet a relayé cette idée en utilisant des images de la BBC montrant un personnel de santé en train d’être vacciné. Ce tweet a généré 394.000 vues entre le 16 et le 17 décembre 2020.

Comme l’ont expliqué la BBC et Vice News, les injections du vaccin contre le COVID-19 montrées dans ces vidéos ont été faites à l’aide de seringues rétractables, et non pas de seringues aux “aiguilles qui disparaissent”. Les aiguilles rétractables se rétractent automatiquement dans le corps de la seringue après l’injection. Les seringues rétractables sont en général utilisées pour réduire le risque de blessures pour les personnels de santé, comme lorsqu’un infirmier se pique accidentellement avec une aiguille usagée, s’exposant à une possible infection. Les seringues rétractables sont utilisées depuis plusieurs années, et existaient déjà avant le vaccin contre le COVID-19. Un brevet pour une “aiguille rétractable pour seringue hypodermique” a été déposé aux Etats-Unis en 1992.




MYTHE : Une infirmière de l’Alabama, aux Etats-Unis, est morte quelques heures après avoir été vaccinée contre le COVID-19. 

LES FAITS :

Selon le site de fact-checking LeadStories.com, cette allégation est d’abord apparue dans des captures d’écran d’une conversation texto partagée sur Facebook le 15 décembre 2020, sur un compte Facebook au nom de Danielle Tyler. 

Les posts Facebook qui ont repris ces captures d’écran affirmaient qu’une infirmière de 42 ans vaccinée contre le COCVID-19 “avait été retrouvée morte huit heures plus tard”. La source de cette allégation, assurent ces posts, n’est “pas une rumeur partie d’internet, mais l’amie Facebook de l’amie de ma tante”.

Dans une déclaration du 16 décembre 2020 transmise à LeadStories.com, le Département de la santé publique de l’Alabama a indiqué avoir “contacté tous les hôpitaux de l’Etat ayant administré le vaccin contre le COVID-19” et confirme “qu’aucun bénéficiaire du vaccin n’est décédé. Les posts sont faux. Personne ayant reçu le vaccin contre le COVID-19 en Alabama n’est mort”. 

L’autorisation en urgence de l’utilisation du premier vaccin contre le COVID-19, développé par Pfizer et BioNTech, impose que tout effet secondaire grave apparu après la vaccination, a fortiori un mort, soit signalé via un système de signalement des événements indésirables liés aux vaccins (VAERS, Vaccine Adverse Event Reporting System), co-géré par l’autorité américaine de régulation des médicaments (FDA) et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Dans un email du 16 décembre 2020 à PolitiFact, Kristin Nordlund, porte-parole du CDC, a écrit :  “Je peux confirmer qu’à la date d’aujourd’hui, à 16h EST, le système de signalement n’avait reçu aucun signalement de mort intervenue après une vaccination contre le COVID-19”.




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 violent le Code de Nuremberg, qui interdit les expériences scientifiques sur des êtres humains sans leur consentement. 

LES FAITS :

Le Code de Nuremberg a créé un ensemble de principes éthiques gouvernant la recherche médicale, et définit ce qu’il considère comme des “expériences médicales autorisables”. D’après un article de juin 2020 écrit par FactCheck.org, ce code a été créé en réponse aux expériences médicales menées par les nazis sur des prisonniers des camps de concentration, sans leur consentement. 

Les vaccins qui ont été soumis à de multiples phases d’essais cliniques, et ont ensuite été approuvés pour une utilisation massive par les régulateurs, ne contreviennent pas aux principes du code de Nuremberg. Par exemple, le vaccin contre le COVID-19 développé par Pfizer et BioNTech a été autorisé en 2020 pour une utilisation d’urgence par l’Agence de Réglementation des Médicaments et des Produits de Santé du Royaume-Uni et l’autorité américaine de régulation des médicaments (FDA), seulement après avoir été soumis à de multiples essais cliniques pour démontrer sa sûreté et son efficacité, et avec une phase 3 impliquant 43.000 patients. “Le code de Nuremberg concerne les expériences sur les êtres humains, pas la vaccination”, a déclaré en mai 2020 à l’AFP Jonathan Moreno, professeur de bioéthique à l’Université de Pennsylvanie. “Le code de Nuremberg est parfaitement compatible avec la vaccination”.




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 entraîneront un renforcement du risque pathogène, ce qui signifie que les personnes vaccinées auront plus de chances de développer des formes graves de COVID-19 si elles sont infectées. 

LES FAITS :

Les vaccins contre le COVID-19 ont fait l’objet de multiples essais cliniques visant à déterminer leur sûreté et leur efficacité avant d’être autorisés pour une utilisation d’urgence par les régulateurs.  

Les phases 3 des essais pour deux vaccins contre le COVID-19 autorisés aux Etats-Unis en janvier 2021 – un vaccin développé par Moderna, et un autre par Pfizer et BioNTech – ont rassemblé un total de 36.000 personnes. 

Contrairement à l’allégation selon laquelle les vaccins seraient responsables de formes plus graves de COVID-19, sur les 36.000 personnes ayant reçu l’un des deux vaccins, une seule a développé un cas grave, d’après les résultats des essais cliniques des vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech publiés dans le New England Journal of Medicine en décembre 2020. Ce cas grave de COVID-19 parmi les bénéficiaires du vaccin a été observé dans l’essai clinique Pfizer/BioNTech. Ces deux vaccins sont efficaces à 95% dans la prévention du COVID-19, selon ces résultats. Dans un article publié en novembre 2020 sur le site de fact-checking Health Feedback, Walter Orenstein, professeur à l’ecole de médecine de l’université Emory, à Atlanta, aux Etats-Unis, explique : “jusque-là, il n’y a aucune donnée permettant de soutenir que la vaccination serait la cause d’une maladie plus forte, provoquée par le vaccin”.




MYTHE : Le vaccin contre le COVID-19 peut provoquer la maladie. 

LES FAITS :

Aucun des vaccins autorisés pour une vaste utilisation aux Etats-Unis ou en Europe en janvier 2021 ne contiennent le virus vivant responsable du COVID-19. “Cela signifie que le vaccin contre le COVID-19 ne peut pas vous rendre malade du COVID-19”, soulignent sur leur site les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis.  

Toutefois, le CDC souligne que les vaccins disponibles nécessitent l’administration de deux doses, et qu’il faudra un peu de temps après la vaccination pour que le corps construise son immunité contre le virus responsable du COVID-19. “Cela signifie qu’il est possible qu’une personne puisse être infectée par le virus responsable du COVID-19 juste avant ou juste après la vaccination, et tombe tout de même malade”, note le CDC. “Si cela se passe, c’est parce que le vaccin n’a pas eu assez de temps pour fournir sa protection”. 

Les cas de COVID-19 parmi les personnes complètement vaccinées sont également possibles, puisqu’aucun des vaccins disponibles n’est efficace à 100% dans la prévention des cas symptomatiques de COVID-19. Par ailleurs, les vaccins n’empêcheront peut-être pas les infections asymptomatiques, ce qui veut dire que les personnes vaccinées  pourraient être contaminées, ne présenter aucun symptôme, et propager le virus de manière involontaire, comme le souligne l’Hôpital pour enfants de Philadelphie




MYTHE : Les vaccins à ARNm contre le COVID-19 ne correspondent pas à la définition d’un vaccin par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et de l’autorité américaine de régulation des médicaments (FDA). Cette définition veut en effet qu’un vaccin stimule l’immunité et empêche la transmission d’un virus.

LES FAITS :

Cette allégation a été promue par David Martin, un analyste financier et coach en développement personnel qui tient une chaîne YouTube relayant des théories du complot sur le COVID-19. 

En janvier 2021, les recherches se poursuivaient pour tenter de savoir si les vaccins contre le COVID-19 pourraient empêcher la transmission du COVID-19. En revanche, contrairement à ce qu’affirme David Martin, ni le CDC, ni la FDA ne disent qu’un vaccin doit fournir une immunité et bloquer la transmission du virus.  

“Il y a de nombreuses façons de définir ce qu’est un vaccin, mais le CDC décrit un vaccin comme un produit qui stimule le système immunitaire d’une personne pour produire une immunité contre une maladie particulière, la protégeant ainsi contre cette maladie”,  a déclaré à New Guard Kristen Nordlund, porte-parole du CDC, dans un email en janvier 2021. De la même façon, une page sur le site de la FDA qui explique comment les vaccins fonctionnent ne mentionne que la prévention des maladies, et pas la transmission, en disant : “la vaccination stimule le système immunitaire du corps en renforçant les défenses contre la bactérie ou le virus sans provoquer la maladie”. 

Les deux vaccins à ARNm autorisés pour une utilisation d’urgence en janvier 2021 aux Etats-Unis  remplissent ces deux définitions, puisque les essais cliniques les ont trouvés efficaces à environ 95% dans la prévention du COVID-19. 




MYTHE : La mort de Hank Aaron est liée au vaccin contre le COVID-19. 

LES FAITS :

Hank Aaron, légende du baseball aux Etats-Unis, s’est fait vacciner contre le COVID-19 avec le vaccin de Moderna le 5 janvier 2021, à l’école de médecine de Morehouse, à Atlanta. Il a déclaré à l’Associated Press qu’il espérait que sa volonté de se faire vacciner pourrait réduire la réticence à la vaccination parmi les Noirs américains. 

Hank Aaron, qui était âgé de 86 ans, est décédé le 22 janvier 2021. Avant que la cause de sa mort soit révélée, les militants anti-vaccins Robert F. Kennedy Jr. et Del Bigtree, deux personnes qui ont diffusé de fausses allégations sur la sûreté des vaccins à plusieurs reprises, ont suggéré, sans preuve, que la mort de Hank Aaron était due au vaccin contre le COVID-19.

Nicole Linton, porte-parole de l’école de médecine de Morehouse, a démenti ces allégations dans un email a NewsGuard, en déclarant : “Sa mort n’est pas liée au vaccin, et il n’a d’ailleurs connu aucun effet secondaire lié à la vaccination. Il est mort en toute sérénité, dans son sommeil”. 

Trois jours après sa mort, le bureau du médecin légiste du comté de Fulton a indiqué que Hank Aaron était mort de causes naturelles. Par ailleurs, Fox 5 Atlanta a rapporté que les responsables du bureau du médecin légiste ne pensaient pas que le vaccin contre le COVID-19 ait eu le moindre effet indésirable sur la santé de l’ex-joueur de baseball, ni qu’il ait contribué à sa mort. 




MYTHE : Tiffany Dover, une infirmière de l’Etat du Tennessee, aux Etats-Unis, est morte après avoir été vaccinée contre le COVID-19 en direct à la télévision.

LES FAITS :

Tiffany Dover, une infirmière à l’hôpital Catholic Health Initiatives (CHI) Memorial Hospital de Chattanooga, dans le Tennessee, a été vaccinée contre le COVID-19 en direct sur WRCB-TV le 17 décembre 2020. Pendant une interview réalisée avec la chaîne après avoir été vaccinée, elle s’est évanouie. Elle a par la suite expliqué s’évanouir fréquemment. “Je fais des réactions vagales très fortes, et tout me fait mal (…) si je me cogne le talon, je peux tomber dans les pommes”, a-t-elle dit.

L’Hôpital CHI a publié, le 21 décembre 2020, une vidéo montrant Tiffany Dover avec d’autres membres du personnels de l’hôpital, et il a confirmé qu’elle était bien en vie dans des déclarations transmises à WRCB, à l’Associated Press, et à Reuters

De nombreux proches de Tiffany Dover ont par ailleurs confirmé sur les réseaux sociaux qu’elle était bien en vie, après avoir reçu des messages de la part de militants anti-vaccins, comme l’a rapporté le Daily Beast dans un article de janvier 2021. “La police n’est pas impliquée dans cette affaire car il n’y a aucun crime, aucun décès, rien du tout”, a déclaré au Daily Beast Elisa Myzal, porte-parole de la police de Chattanooga. 




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas halal ni casher car ils contiennent des produits issus du porc. 

LES FAITS :

La nourriture halal désigne celle qui respecte les lois islamiques sur la manière dont les animaux sont élevés, abattus, et préparés. De la même façon, les produits casher désignent les aliments qui respectent les réglementations alimentaires juives. Ces deux religions interdisent la consommation du porc et des produits issus du porc. 

Certains vaccins autorisés aux Etats-Unis contiennent de la gélatine de porc, notamment ceux contre la rougeole, les oreillons, et la rubéole. La gélatine sert à “protéger les virus du vaccin contre des conditions défavorables comme la lyophilisation ou la chaleur, surtout lors du transport et de la livraison”, comme l’explique l’Hôpital des enfants de Philadelphie

Toutefois, les quatre vaccins contre le COVID-19 qui ont été autorisés pour une utilisation d’urgence aux Etats-Unis et en Europe – ceux produits par Pfizer, Moderna, AstraZeneca, et Johnson & Johnson — ne contiennent pas de produits issus du porc, selon un article publié en février 2021 dans le Brussels Times. 


En réalité, les autorités juives et islamiques, parmi lesquelles l’Association islamique médicale britannique, l’Assemblée des juristes musulmans d’Amérique, le Conseil rabbinique d’Amérique, et le Conseil des délégués des Juifs britanniques, ont tous encouragé leurs communautés à se faire vacciner contre le COVID-19. 




MYTHE : Les essais pour les vaccins contre le COVID-19 n’étaient pas faits pour montrer l’efficacité des vaccins dans la prévention de cas graves de la maladie.  

LES FAITS :

En octobre 2020, la FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, a annoncé que les demandes d’autorisation en urgence de vaccins contre le COVID-19 devaient inclure des données sur “des cas graves de la maladie COVID-19 parmi les sujets de l’étude” dans toutes les phases des essais cliniques. Cela contredit l’affirmation selon laquelle les vaccins n’ont été conçus que pour les cas légers. 

Par ailleurs, les résultats des essais cliniques pour chacun des trois vaccins contre le COVID-19 autorisés aux Etats-Unis —  produits par Pfizer/BioNTech, Moderna, et Johnson & Johnson — de même que pour le vaccin AstraZeneca, qui a été autorisé au Royaume-Uni et dans l’Union européenne, comprenaient des données montrant l’efficacité des vaccins dans la prévention des cas graves de COVID-19. 

L’affirmation selon laquelle les essais des vaccins contre le COVID-19 n’ont prouvé leur efficacité que contre les cas symptomatiques légers, et non pas contre les cas graves semble s’appuyer sur les critères d’évaluation principaux des essais, que l’Institut national américain du cancer définit comme “le résultat principal qui est mesuré à la fin d’une étude pour voir si un traitement donné a fonctionné”. Pour les essais cliniques des vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna, le critère d’évaluation principal s’appuyait sur la prévention de cas où un participant montrait des symptômes légers de COVID-19, comme la fièvre, la toux et les frissons, puis était testé positif à la maladie. 

Toutefois, les essais ont aussi mesuré l’efficacité des vaccins sur ce qu’on appelle les critères d’évaluation secondaires, que la FDA définit comme les résultats dans les essais cliniques “sélectionnés pour démontrer les effets supplémentaires, après le succès du critère d’évaluation principal”. Ces critères d’évaluation secondaires comprennent les cas graves de COVID-19, dont la définition inclut l’insuffisance respiratoire, l’admission en unité de soins intensifs, ou la mort. 

Lors d’une réunion du comité consultatif de la FDA sur les vaccins en octobre 2020, des experts du comité ont déclaré que les inquiétudes relatives aux critères d’évaluation principaux des essais cliniques – selon lesquelles ceux-ci ne prouveraient l’efficacité des vaccins que contre les cas légers de COVID-19 – étaient sans fondement. “En vaccinologie, il n’existe simplement aucun exemple de vaccins qui sont efficaces contre des maladies légères, et ne sont pas efficaces contre des maladies graves”, a déclaré Phillip Krause, directeur adjoint du bureau de la FDA chargé de la recherche et des comptes rendus sur les vaccins.




MYTHE : La mort du boxeur américain Marvin Hagler est liée au vaccin contre le COVID-19. 

LES FAITS :

Cette allégation repose sur un post Instagram du boxeur Thomas Hearns, le 13 mars 2021, dans lequel il disait que Marvin Hagler était “dans une unité de soins intensifs, en train de lutter contre les effets secondaires du vaccin”. Marvin Hagler est mort plus tard ce jour-là, et des sites de mésinformation sur les vaccins se sont servis de la déclaration de Thomas Hearns pour lier la mort de Marvin Hagler à sa vaccination contre le COVID-19.

Il n’y a aucune preuve que Marvin Hagler, qui avait 66 ans au moment de sa mort, soit mort à la suite d’un effet secondaire du vaccin contre le COVID-19. Une déclaration sur le site officiel du boxeur indique qu’il est “mort le 13 mars de causes naturelles”, et sa femme Kay a écrit dans un post sur sa page Facebook officielle à destination des fans qu’il était “mort de manière inattendue dans sa maison dans le New Hampshire”. 

Kay Hagler a écrit dans un autre post sur la page fan Facebook de Marvin Hagler que “ce n’était certainement pas le vaccin qui avait entraîné sa mort”, notant : “J’étais la seule personne proche de lui jusqu’à la dernière minute, et je suis la seule personne qui sache comment les choses se sont passées… ce n’est pas le moment de raconter n’importe quoi”. Thomas Hearns a lui-même écrit sur Instagram par la suite : “Ce n’est pas une campagne anti-vaccins… c’est scandaleux de penser à ça à l’occasion de la mort d’un Roi, d’une Légende, d’un Père, d’un Mari, et de bien plus encore”. 

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux Etats-Unis (CDC), indiquent sur leur site que les vaccins contre le COVID-19 approuvés pour une utilisation aux Etats-Unis sont “sûrs et efficaces”. “Des millions de personnes aux Etats-Unis ont été vaccinés contre le COVID-19 dans un contexte de contrôle de sûreté le plus intense de l’Histoire des Etats-Unis”. Les CDC ajoutent qu’à ce jour, leur système de déclaration des événements indésirables des vaccins (Vaccine adverse event reporting system, VAERS) “n’a pas détecté de modèles dans les causes des décès qui indiqueraient un problème de sûreté avec les vaccins contre le COVID-19”. 




MYTHE : Les scientifiques du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center ont découvert que l’ARNm rend inactives les protéines qui détruisent les tumeurs, ce qui signifie que les vaccins à ARNm utilisés contre le COVID-19 peuvent provoquer le cancer. 

LES FAITS :

Cette fausse allégation a d’abord été promue par NaturalNews.com, un réseau de sites de mésinformation sur la santé qui publie fréquemment de faux contenus, selon une analyse de NewsGuard. L’article de mars 2021 publié sur NaturalNews.com s’appuyait sur une étude du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center publiée en août 2018 dans le journal Nature. Bien que cette étude ait en effet trouvé que des changements dans l’ARNm puissent désactiver les protéines qui détruisent les tumeurs, elle n’était pas liée aux vaccins à ARNm, comme ceux utilisés contre le COVID-19. 

“Cet article qui circule est complètement faux, déforme les résultats de notre étude et tire des conclusions incorrectes sur les risques des vaccins”, a déclaré Jeanne D’Agostino, porte-parole du Memorial Sloan Kettering, à l’Agence France-Presse en mars 2021.

En réalité, plusieurs mois avant la publication de l’article de NaturalNews.com, le centre sur le cancer avait mis à jour son communiqué de presse d’août 2018 sur cette étude, pour clarifier le fait que cette étude ne s’appliquait pas aux vaccins à ARNm. Le texte mis à jour disait : “Il est important de noter que les ARNms sont un composant normal de toutes les cellules, et que ceux discutés ici en particulier ne sont pas impliqués dans les vaccins à base d’ARNm, comme celui développé contre le SARS-CoV-2”, le virus responsable du COVID-19.  

D’après un article de mars 2021 sur le site du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, “il est important de savoir qu’aucun des vaccins contre le COVID-19 n’interagit ou ne modifie l’ADN de quelque façon que ce soit. Ils ne peuvent pas donner le cancer”. 




MYTHE : Il a été prouvé que les vaccins contre le COVID-19 augmentaient le risque de fausse couche.

LES FAITS :

Un porte-parole des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux Etats-Unis (CDC), a déclaré à l’Agence France-Presse en février 2021: “A ce jour, il n’existe aucune preuve d’un risque accru de fausse couche après la vaccination contre le Covid-19, et aucune tendance préoccupante n’a été observée”. Un document de février 2021 de la Société Britannique sur la Fertilité et de l’Association britannique des Scientifiques cliniques de la reproduction indiquait que les vaccins contre le COVID-19 “n’affecteront pas votre risque de fausse couche”. 

Des sources affirmant qu’il existe un lien entre les fausses couches et les vaccins contre le COVID-19 ont souvent cité des données du Système de notification des effets indésirables liés aux vaccins des CDC (VAERS) et du programme Yellow Card de l’Agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA). Ces deux systèmes rassemblent des déclarations non vérifiées de possibles effets secondaires des vaccins qui peuvent être soumis par n’importe qui, et qui ne prouvent pas que le vaccin a causé la réaction indiquée. 

Un porte-parole de MHRA a dit à Reuters en mars 2021 : “Il n’y a aucun modèle qui suggère un risque élevé de fausse couche lié à l’exposition au vaccin contre le COVID-19 dans les grossesses… Malheureusement, les fausses couches arrivent dans 1 grossesse sur 4 (c’est-à-dire dans 25% des cas) au Royaume-Uni (hors pandémie) et la plupart ont lieu lors des 12 premières semaines (premier trimestre) de la grossesse, donc des fausses couches sont à attendre à la suite de la vaccination, de manière complètement fortuite”.  




MYTHE : Les vaccins augmentent le nombre de nouveaux variants du virus responsable du COVID-19, et rendent les personnes vaccinées plus susceptibles de contaminer d’autres personnes avec de nouvelles super souches. 

LES FAITS :

Aucun des vaccins contre le COVID-19 autorisés pour une utilisation d’urgence aux Etats-Unis et en Europe ne contiennent de virus vivants, ils ne peuvent donc pas créer un variant, ni faire que les personnes vaccinées en contaminent d’autres. 

Martin Hibberd, professeur de maladies infectieuses émergentes à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, a déclaré à NewsGuard par email en mars 2021 que les vaccins autorisés “ne sont pas des virus complets, et ne peuvent donc pas répliquer un nouveau variant qui pourrait infecter d’autres personnes. Certains types de vaccins utilisent des virus entiers atténués, et ceux-ci peuvent générer des variants qui pourraient, en théorie, être transmis à d’autres, mais les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas de ce type, et ne peuvent pas faire ça”.  

Martin Hibberd a aussi expliqué que les variants qui montrent une certaine résistance à l’immunité acquise grâce au vaccin pourraient se répandre plus facilement, mais cela ne signifie pas que le vaccin a créé ces variants. A ce stade, il n’existe aucune preuve que des “souches résistantes aient émergé en raison des vaccins”, selon Martin Hibberd. 

Le professeur Luke O’Neill, immunologiste au Trinity College de l’université de Dublin, a déclaré à Euronews en avril 2021 : “les vaccins font ressortir le système immunitaire humain pour tuer le virus, cela arrête sa réplication, et par conséquent, les chances de voir des variants émerger diminuent”. 




MYTHE : Les tests PCR utilisés pour détecter le virus responsable du COVID-19 peuvent aussi être utilisés pour secrètement vacciner contre le COVID-19, selon une étude de l’université de Johns Hopkins.

LES FAITS :

Ce mythe déforme une étude animale de chercheurs de Johns Hopkins publiée en octobre 2020 dans le journal Science Advances. Cette étude a testé des dispositifs appelés theragrippers, qui sont aussi petits qu’un grain de poussière, et peuvent décharger des médicaments dans l’appareil digestif,avec l’objectif d’améliorer l’efficacité des médicaments à libération prolongée. 

Contrairement aux tests PCR, ou à réaction de polymérisation en chaîne, qui sont utilisés pour détecter la présence du virus responsable du COVID-19 — via l’insertion d’un écouvillon dans le nez – les theragrippers de l’étude de Johns Hopkins étaient administrés via le rectum. 

Johns Hopkins Medicine a déclaré à NewsGuard dans un email d’april 2021: “En laboratoire,  cette nanotechnologie est prometteuse. Toutefois, elle en est encore à ses débuts, et n’a pas été approuvée pour une utilisation chez l’homme. Les theragrippers n’ont ni été testés, ni utilisés pour la distribution de vaccins”.




MYTHE : Les sociétés d’assurance vie ne verseront aucune indemnité aux bénéficiaires d’un contrat souscrit par les personnes qui meurent après avoir été vaccinées contre le COVID-19, parce que ces vaccins sont considérés comme expérimentaux. 

LES FAITS :

Paul Graham, de la société American Council of Life Insurers, qui représente des compagnies d’assurance aux Etats-Unis, a répondu à cette affirmation en mars 2021 sur le site du groupe. “En réalité, les assureurs vie ne tiennent pas compte si l’assuré a été vacciné ou non contre le COVID-19 quand il s’agit de verser des indemnités”, a-t-il dit. “Les contrats d’assurance vie sont très clairs sur la manière dont les politiques d’assurance marchent, et quelles causes, s’il en existe, peuvent entraîner le refus d’une indemnisation. Le vaccin contre le COVID-19 n’en fait pas partie. Les assurés peuvent être assurés que rien n’a changé en matière de demande et de paiement d’indemnisations en raison des vaccinations contre le COVID-19”.

L’Association canadienne d’assurance vie et santé et l’Association des assureurs britanniques ont chacune publié des communiqués similaires en mars 2021, expliquant que les vaccinations contre le COVID-19 n’auraient aucun effet sur les assurances vie individuelles, ou leurs indemnités. 

Contrairement à l’allégation selon laquelle les vaccins contre le COVID-19 seraient considérés comme “expérimentaux”, chacun des vaccins autorisés pour une utilisation d’urgence aux Etats-Unis et en Europe sont passés par de multiples phases d’essais cliniques pour vérifier leur sécurité et efficacité, bien que certaines phases se soient chevauchées pour diminuer le temps de développement. Ces données ont ensuite été analysées par des autorités de régulation de la santé avant que les vaccins soient autorisés. 




LE MYTHE : Les vaccins à ARNm contre le COVID-19 peuvent entraîner une augmentation de troubles neurodégénératifs rares appelés maladies à prions.

LES FAITS :

Cette allégation s’appuie sur un article de recherche publié en janvier 2021 dans la revue scientifique Microbiology & Infectious Diseases. Cet article a été écrit par le docteur J. Bart Classen, un immunologiste de l’Etat du Maryland, aux Etats-Unis, qui a déjà promu la fausse affirmation selon laquelle les vaccins seraient liés au diabète, selon un article de PolitiFact de février 2021.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux Etats-Unis (CDC), les maladies à prions constituent “une famille de troubles neurodégénératifs progressifs rares qui affectent à la fois les humains et les animaux”. L’une de ces maladies est l’encéphalopathie spongiforme bovine, plus connue sous le nom de la maladie de la vache folle. Cette maladie doit son nom aux prions, que le CDC définit comme “des agents pathogènes anormaux transmissibles, capables d’induire un pliage anormal de protéines cellulaires normales spécifiques appelées protéines prions, que l’on trouve surtout dans le cerveau”.

L’article de J. Bart Classen affirmait que les vaccins à ARNm pouvaient causer des maladies à prions, ainsi que d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, mais il ne citait comme preuve de cette affirmation qu’un résumé de trois phrases d’une analyse d’origine indéterminée du vaccin COVID-19 de Pfizer/BioNTech. 

Jacob Yount, professeur associé d’infection microbienne et d’immunité à l’université d’État de l’Ohio, aux Etats-Unis, a déclaré à The Dispatch en avril 2021 que l’étude de J. Bart Classen “semble être fondée sur du charabia présenté d’une manière semblant scientifique”. Et d’ajouter: “les vaccins à ARNm ont un long historique de tests sur les humains, qui ont commencé plusieurs années avant les vaccins contre le COVID, et ces vaccins antérieurs ont été jugés sûrs et n’ont pas entraîné de maladie à prions. De plus, les ARNm sont eux-mêmes dégradés par nos cellules en quelques jours, je ne vois donc aucune raison de penser que les ARNm délivrés aux cellules du muscle du bras auraient un effet direct sur les protéines du cerveau.”




LE MYTHE : Etre à proximité d’une personne ayant été vaccinée contre le COVID-19 peut provoquer une fausse couche ou des modifications du cycle menstruel chez les femmes non vaccinées. 

LES FAITS :

Selon un article publié en avril 2021 par l’Associated Press, il est biologiquement impossible pour les femmes non vaccinées de connaître des problèmes de reproduction simplement en se trouvant à proximité de personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19.

Un porte-parole des Instituts américains de la santé a déclaré à Reuters en avril 2021 : “Il n’existe aucune preuve que les personnes vaccinées contre le COVID-19 puissent transmettre les vaccins à d’autres personnes ou que la vaccination d’une personne puisse avoir des effets négatifs sur la santé des autres”. Taraneh Shirazian, une gynécologue du centre médical Langone de l’université New York, a déclaré à l’Associated Press en avril 2021 : “Vous ne pouvez pas le transmettre d’une personne à une autre si vous vous tenez à côté de quelqu’un.”

La Centner Academy, une école privée de Miami, en Floride, a annoncé en avril 2021 qu’elle n’emploierait pas d’enseignants vaccinés, citant dans une lettre aux parents des allégations de femmes “rapportant des effets indésirables liés à leur reproduction du fait de leur proximité avec ceux qui ont reçu l’une des injections de vaccin contre le COVID-19”. 

Après avoir examiné la lettre de la Centner Academy, Aileen Marty, spécialiste des maladies infectieuses à l’université internationale de Floride, a déclaré à WFOR, une chaîne de télévision appartenant à CBS à Miami : “Il n’existe aucune base scientifique pour aucune des préoccupations soulevées, et celles-ci n’ont pas le moindre fondement. Cela montre que l’auteur a une compréhension très primaire de ce qu’est un vaccin et vraiment aucune compréhension du processus scientifique.”




MYTHE: Les personnes vaccinées contre le COVID-19 peuvent transmettre des particules pathogènes issues du vaccin à d’autres personnes.

LES FAITS :

Dans une déclaration à Reuters d’avril 2021, un porte-parole anonyme des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a déclaré : “Il n’y a aucun moyen pour une personne vaccinée contre le COVID-19 de ‘transmettre le vaccin’. Les vaccins contre le COVID-19 donnent des instructions pour apprendre à nos cellules à fabriquer une protéine – ou même une partie de protéine – qui déclenche une réponse immunitaire dans notre corps. Une fois le morceau de protéine fabriqué, la cellule décompose les instructions et s’en débarrasse. La réponse immunitaire, qui produit des anticorps, est ce qui nous protège de l’infection si le vrai virus pénètre dans notre corps”. 

Seuls les vaccins qui contiennent un virus vivant peuvent excréter suffisamment de virus pour potentiellement infecter d’autres personnes. USA Today a rapporté dans un article de mai 2017 que cela s’était produit avec le vaccin antipoliomyélitique oral, qui a été administré à partir de 1961, parce que les enfants qui avaient été vaccinés excrétaient le virus dans leurs excréments et, dans de rares cas, pouvaient le transmettre à d’autres personnes qui ne se lavaient pas les mains après avoir été aux toilettes. 

Le vaccin antipoliomyélitique oral a cessé d’être utilisé aux États-Unis en 2000, et Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center à l’hôpital pour enfants de Philadelphie, a déclaré à USA Today qu’il n’avait jamais été démontré qu’un autre type de vaccin pouvait excréter le virus de manière à provoquer la maladie.




MYTHE : L’augmentation des cas et des décès liés au COVID-19 en Inde entre février et mai 2021 a été causée par la vaccination contre le COVID-19.  

LES FAITS :

Bien que la recrudescence du COVID-19 en Inde ait commencé après que le pays a commencé à administrer les vaccins contre le COVID-19 le 16 janvier 2021, les deux événements ne sont pas liés. Seuls 9,8% des habitants du pays avaient reçu une dose de vaccin contre le COVID-19 le 10 mai 2021 – et le taux de vaccination était encore plus faible lorsque les cas de COVID-19 ont commencé à augmenter en février 2021, selon un article de vérification des faits publié par Reuters en mai 2021. 

Selon l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis, la moyenne sur sept jours des nouveaux cas de COVID-19 en Inde est passée d’un minimum de 11.145 le 11 février 2021 à un pic de 391.232 le 8 mai 2021.

Sumit Chanda, directeur du programme sur l’immunité et les pathogènes à l’Institut Sanford Burnham Prebys Medical Discovery de San Diego, en Californie, a déclaré à USA Today en mai 2021 : “Il y a en fait une corrélation inverse entre les personnes qui ont reçu le vaccin et celles qui tombent malades”, ce qui signifie que les personnes vaccinées sont moins susceptibles de contracter le COVID-19. 




MYTHE : Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des aimants collés aux bras de personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19, prouvant que les vaccins contiennent des ingrédients magnétiques.

LES FAITS :

Le docteur Stephen Schrantz, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de Chicago, dans l’Illinois (Etats-Unis), a qualifié ces vidéos de “canular” dans un article de l’Agence France-Presse daté de mai 2021. “Il est absolument impossible qu’un vaccin puisse entraîner la réaction montrée dans ces vidéos postées sur Instagram et/ou YouTube”, a-t-il dit. “Elle s’explique mieux par l’application sur la peau de ruban adhésif double face sur le disque métallique que par une réaction magnétique”.

Aucun des vaccins anti-COVID-19 autorisés pour une utilisation généralisée aux États-Unis et en Europe ne contient d’ingrédients magnétiques ou de micropuces. Lisa Morici, professeur associé à la faculté de médecine de l’université de Tulane, en Louisiane (Etats-Unis), a déclaré à FactCheck.org en mai 2021 que les ingrédients des vaccins contre le COVID-19 de Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson étaient “simplement de l’ARN/ADN, des lipides, des protéines, des sels et des sucres”.

Edward Hutchinson, maître de conférences au Centre de recherche sur les virus de l’université de Glasgow, en Écosse, a déclaré à Newsweek dans un article de mai 2021 qu’“il faudrait introduire un gros morceau de matériau magnétique sous la peau pour obtenir l’action à travers la peau que les vidéos prétendent montrer. Si vous voulez essayer, essayez de faire en sorte qu’un aimant de réfrigérateur ramasse quelque chose, en particulier de minuscules morceaux de métal, à travers la peau entre votre pouce et votre index”. 




MYTHE : La Croix-Rouge américaine n’acceptera pas les dons de sang de personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19, car les vaccins éliminent les anticorps naturels du corps. 

LES FAITS :

La Croix-Rouge américaine accepte les dons de sang des personnes ayant été vaccinées contre le vaccin COVID-19, selon son site web. La porte-parole de la Croix-Rouge américaine, Katie Wilkes, a déclaré à l’Associated Press en mai 2021 : “Dans la plupart des cas, vous pouvez donner du sang, des plaquettes et du plasma après un vaccin anti-COVID-19, tant que vous vous sentez bien et en bonne santé”. 

En ce qui concerne l’affirmation selon laquelle les vaccins anti-COVID-19 élimineraient les anticorps, Vincent Racaniello, professeur de microbiologie et d’immunologie à l’Université de Columbia, à New York, a déclaré au site politique The Dispatch en mai 2021 : “Les vaccins font exactement le contraire, ils induisent des anticorps, ils ne les éliminent pas. Il n’y a pas de données qui suggèrent que les vaccins réduisent les niveaux d’anticorps. De plus, si c’était vrai, il n’y aurait pas de réserves de sang, car de nombreuses personnes ont été vaccinées avec différents vaccins”. 




MYTHE : Le vaccin anti-COVID-19 de Pfizer a causé plus de décès que le vaccin d’AstraZeneca.

LES FAITS :

Il n’y a aucune preuve d’un lien de causalité entre le vaccin contre le COVID-19 de Pfizer-BioNTech et les décès parmi les personnes vaccinées avec celui-ci. Les affirmations selon lesquelles le vaccin Pfizer serait plus mortel que les autres vaccins citent souvent des rapports non vérifiés de décès après la vaccination, sans preuve que ces décès aient été causés par le vaccin.

En mai 2021, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), aux Etats-Unis, ont déclaré n’avoir constaté aucun décès directement lié au vaccin Pfizer contre le COVID-19. De multiples essais cliniques et des études supplémentaires à la suite de son autorisation d’utilisation en urgence ont montré que le vaccin Pfizer était sûr et efficace pour prévenir les cas symptomatiques de COVID-19.

Plusieurs organismes de presse européens, dont le site français d’actualité sur la technologie Numerama et le radiodiffuseur allemand Deutsche Welle, ont rapporté en mai 2021 qu’une agence de publicité liée à la Russie avait tenté de mener une campagne de désinformation anti-Pfizer sur les réseaux sociaux, en utilisant des arguments similaires. Des Youtubeurs et influenceurs français et allemands ont déclaré qu’une agence de publicité appelée Fazze leur avait proposé de l’argent pour publier des vidéos et des messages sur les réseaux sociaux mettant en garde contre le vaccin Pfizer et affirmant que “la mortalité avec le vaccin Pfizer est trois fois plus importante qu’avec le vaccin AstraZeneca”, a rapporté Numerama. 

Selon un rapport du Wall Street Journal de mai 2021, les autorités françaises de contre-espionnage enquêtent pour savoir si le gouvernement russe est derrière les emails de Fazze et la campagne de désinformation correspondante. 

Un rapport publié en 2021 par l’Alliance pour la garantie de la démocratie, un groupe américain qui étudie la désinformation d’État, a révélé que les médias d’État russes avaient établi à plusieurs reprises des liens non fondés entre le vaccin Pfizer et les décès de personnes vaccinées. La raison pour laquelle Pfizer a reçu un traitement aussi négatif de la part des Russes n’est pas claire, mais le rapport de l’Alliance pour la garantie de la démocratie note que le vaccin Pfizer a été le premier vaccin occidental à concurrencer le vaccin Sputnik V soutenu par l’État russe.




MYTHE : Le SM-102, un ingrédient du vaccin de Moderna contre le COVID-19, est dangereux et a été classé comme non sûr pour l’utilisation humaine ou vétérinaire par une société qui vend cet ingrédient.

LES FAITS :

Le SM-102 est un lipide, ou une molécule grasse qui n’est pas soluble dans l’eau, utilisé dans les vaccins de Moderna contre le COVID-19 pour protéger l’ARN messager qui donne des instructions aux cellules de l’organisme sur la création d’anticorps contre le virus responsable du COVID-19, selon un article de FactCheck.org de mai 2021. 

L’allégation selon laquelle cet ingrédient serait dangereux s’appuie sur la déformation d’une fiche de données de sécurité de la société Cayman Chemical, basée dans le Michigan (Etats-Unis), et qui vend un produit SM-102 dissous dans une solution de chloroforme, un produit chimique potentiellement toxique qui n’est pas un ingrédient du vaccin Moderna. 

La fiche de données de sécurité de Cayman Chemical précise que son produit SM-102 n’est “pas destiné à un usage diagnostique humain ou vétérinaire ni à un usage thérapeutique”. Cependant, ses avertissements sanitaires sont liés à la solution de chloroforme qui constitue 90% du produit, et non au SM-102 lui-même. La fiche de données de sécurité mentionne le chloroforme dans la catégorie des “composants dangereux”, tandis que le SM-102 figure dans la catégorie des “autres ingrédients”.

Dans un communiqué de presse de mai 2021, Cayman Chemical a déclaré : “Ni l’Institut national américain de la sécurité et la santé au travail (National Institute for Occupational Safety and Health) (NIOSH), ni le Registre américain des effets toxiques des substances chimiques (Registry of Toxic Effects of Chemical Substances) (RTECS), ni l’inventaire des classifications et des étiquetages de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ne répertorient de dangers associés au SM-102”.




MYTHE : Christian Eriksen, joueur de l’équipe nationale de football du Danemark, a été vacciné contre le COVID-19 quelques jours avant de s’effondrer lors d’un match contre la Finlande.

LES FAITS :

Christian Eriksen s’est effondré sur le terrain lors d’un match le 12 juin 2021 entre le Danemark et la Finlande, et a fait un arrêt cardiaque avant d’être réanimé. Toutefois, selon un article de Reuters de juin 2021, Giuseppe Marotta, directeur du club de Christian Eriksen, l’Inter Milan, a déclaré à la chaîne de télévision sportive italienne Rai Sport : “Il n’avait pas le COVID et n’était pas non plus vacciné”. 

PolitiFact a indiqué dans un article de juin 2021 que la rumeur selon laquelle l’effondrement de Christian Eriksen serait lié au vaccin a été alimentée par Luboš Motl, un physicien et blogueur tchèque qui a partagé de fausses affirmations sur le COVID-19 et les vaccins. Dans un tweet du 13 juin 2021, Luboš Motl a affirmé : “le médecin en chef et cardiologue de l’équipe italienne a confirmé sur une station de radio italienne que Christian Eriksen avait été vacciné avec le vaccin Pfizer le 31 mai”.

Le compte Twitter officiel de la station italienne, Radio Sportiva, a démenti que qui que ce soit de l’Inter Milan ait confirmé sur sa chaîne que Christian Eriksen avait été vacciné. Dans un tweet du 13 juin 2021, la station a déclaré : “Nous n’avons jamais rapporté un quelconque avis du personnel médical de l’Inter concernant l’état de santé de Christian Eriksen. Veuillez retirer le contenu de l’auteur du tweet, sinon nous serons obligés de prendre des mesures”.




MYTHE : Gibraltar a connu une forte augmentation des décès depuis que son gouvernement a commencé à vacciner la population avec le vaccin Pfizer-BioNTech. Au moins 53 décès ont été causés par ou sont liés au vaccin contre le COVID-19 à Gibraltar.

LES FAITS :

Selon un article de janvier 2021 de l’organisation britannique de vérification des faits Full Fact, le chiffre de 53 décès correspond au nombre total de décès dus au COVID-19 signalés à Gibraltar au 20 janvier 2021, soit 10 jours après le début des vaccinations contre le COVID-19 sur le territoire britannique. Cependant, il n’existe aucune preuve liant ces décès au vaccin contre le COVID-19. 

Dans un tweet du 26 janvier 2021, Fabian Picardo, Ministre en chef de Gibraltar, a écrit : “Ne croyez pas ces absurdités… Je peux vous dire qu’aucun décès n’a été enregistré comme résultant du vaccin”. 

Le gouvernement de Gibraltar a publié une déclaration sur son site officiel en janvier 2021 expliquant que six personnes semblaient avoir contracté le COVID-19 avant d’avoir été vaccinées et qu’elles étaient décédées de causes sans rapport avec le vaccin. 

“L’autorité sanitaire de Gibraltar peut confirmer qu’il n’y a aucune preuve que l’une des 11.073 personnes qui ont été vaccinées à Gibraltar soit décédée à la suite d’une quelconque réaction au vaccin”, indique la déclaration du gouvernement. “Les déclarations contraires sur les réseaux sociaux sont entièrement fausses”. 




MYTHE : Quatre pilotes travaillant pour British Airways sont morts à cause du vaccin contre le COVID-19, et la compagnie aérienne est maintenant en “discussion de crise” avec le gouvernement britannique pour savoir si les pilotes vaccinés devraient être autorisés à voler.

LES FAITS :

Selon un article de Reuters de juin 2021, British Airways a confirmé que quatre pilotes “étaient récemment décédés”. Toutefois, la compagnie aérienne a également déclaré à Reuters qu’il n’y avait aucune preuve que les décès soient liés au vaccin contre le COVID-19. Par ailleurs, la compagnie a déclaré qu’il était faux de dire qu’elle était impliquée dans des “discussions de crise” avec le gouvernement britannique au sujet de ses pilotes.

L’agence britannique de régulation des médicaments et des produits de santé, qui gère le système “Carte Jaune” (Yellow Card) du pays pour suivre les effets indésirables des vaccinations, a déclaré à Reuters dans un communiqué : “Nous n’avons pas été informés du décès de pilotes de BA (pour “British Airways”) après avoir reçu le vaccin contre le COVID-19 et nous n’avons pas eu de discussions avec BA ou d’autres compagnies aériennes pour empêcher les pilotes de voler après avoir reçu le vaccin contre le COVID-19”.




MYTHE : Les compagnies aériennes, surtout en Espagne et en Russie, ont conseillé aux personnes ayant reçu le vaccin contre le COVID-19 d’éviter de prendre l’avion en raison d’un risque de formation de caillots sanguins.

LES FAITS :

Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), il est vrai que les personnes souffrant de thrombose veineuse profonde (TVP) courent un risque de formation de caillots sanguins en restant assises pendant de longues périodes sur de longs vols. Toutefois, ces caillots sont différents de la complication rare attribuée aux vaccins contre le COVID-19 de Johnson et Johnson ou d’AstraZeneca. Selon le CDC, les caillots sanguins dus à une TVP se forment généralement dans les jambes. Les caillots sanguins résultant d’une thrombocytopénie thrombotique immunitaire induite par le vaccin (TTIV) se produisent ailleurs, par exemple dans le cerveau ou l’abdomen, selon une étude publiée en avril 2021 dans le New England Journal of Medicine. 

“La TTIV est une réaction immunitaire aux vaccin(s) et n’est pas provoquée par les vols en avion”, a déclaré Sue Pavord, hématologue consultante aux hôpitaux universitaires d’Oxford et coprésidente du groupe d’hématologie obstétrique de la Société britannique d’hématologie, dans un email adressé à Reuters dans un article de juin 2021. Par ailleurs, Reuters a indiqué que l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’association professionnelle qui représente 290 compagnies aériennes dans le monde, soit 82 % de tout le trafic aérien mondial, a déclaré qu’à sa connaissance, aucune compagnie aérienne n’envisageait de déconseiller aux personnes vaccinées de prendre l’avion. 




MYTHE : Des documents secrets révèlent que Moderna avait développé un vaccin contre le COVID-19 en décembre 2019, prouvant ainsi que la pandémie était planifiée.  

LES FAITS :

Ce mythe repose sur la déformation d’un véritable accord de transfert de recherche de décembre 2019 entre Moderna, l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) et l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis).

Ce document mentionne effectivement que l’Université de Caroline du Nord recevra du matériel de recherche sur “des candidats-vaccins à ARNm contre le coronavirus développés et détenus conjointement par le NIAID et Moderna”. Six signatures sur le document sont datées entre le 12 décembre 2019 et le 17 décembre 2019, avant le rapport du 31 décembre 2019 de la Commission municipale de la santé de Wuhan, en Chine, sur un groupe de cas de pneumonie, qui a été le premier message public sur ce qui serait plus tard appelé le COVID-19. 

Cependant, dans une déclaration de juin 2021 à l’Agence France-Presse, LeadStories.com et PolitiFact, un porte-parole du NIAID a déclaré que l’accord faisait référence à une souche différente de coronavirus, et non au virus responsable du COVID-19. “Les matériaux transférés à l’UNC en décembre 2019 étaient des candidats-vaccins contre le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et non le SRAS-CoV-2”, a déclaré le porte-parole.

Contredisant l’allégation selon laquelle cet accord de transfert de recherche était “secret”, Axios et Public Citizen, un groupe de défense des consommateurs à but non lucratif, avaient publié des articles sur ce document en juin 2020. 




MYTHE : Les vaccins contre le COVID-19 contiennent de la luciférase, une substance nommée d’après l’ange déchu Lucifer. 

LES FAITS :

La luciférase est une enzyme responsable de la bioluminescence de certains organismes, comme les lucioles, et elle est utilisée dans la recherche médicale depuis des décennies en raison de sa capacité à aider les scientifiques à suivre visuellement les modifications des cellules, selon un article de décembre 2019 du Smithsonian Magazine. 

L’Associated Press a rapporté dans un article d’avril 2021 que si l’enzyme a été utilisée dans certaines recherches sur le COVID-19, la luciférase n’est un ingrédient d’aucun vaccin anti-COVID-19 ; elle ne figure pas dans les listes d’ingrédients de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux pour les trois vaccins contre le COVID-19 autorisés aux États-Unis en juillet 2021. L’Associated Press a également indiqué que le seul lien entre la luciférase et Lucifer – un personnage de la Bible que les chrétiens considèrent comme un ange déchu devenu Satan – est le mot latin lucifer, qui signifie porteur de lumière.




MYTHE : Les protéines spike contenues dans les vaccins anti-COVID-19 à ARNm sont toxiques pour l’homme et peuvent se répandre dans tout le corps, provoquant des problèmes cardiaques et des dommages neurologiques. 

LES FAITS :

Les vaccins contre le COVID-19 ne contiennent pas la protéine spike, et la protéine produite chez les personnes vaccinées est inoffensive.

La source initiale de cette allégation semble être une interview radiophonique de mai 2021 avec Byram Bridle, professeur associé en immunologie virale au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, au Canada, diffusée sur la station de radio canadienne CFPL. “Nous avons fait une grosse erreur“, a déclaré Byram Bridle. “Nous n’avons jamais su que la protéine spike elle-même était une toxine et était une protéine pathogène. Donc, en vaccinant les gens, nous leur inoculons par inadvertance une toxine. Chez certaines personnes, celle-ci entre dans la circulation, et lorsque cela se produit chez certaines personnes, elle peut causer des dommages – notamment dans le système cardiovasculaire“. 

Byram Bridle faisait référence aux vaccins anti-COVID-19 à ARNm de Pfizer et Moderna. Ces vaccins agissent en délivrant un ARNm aux cellules de l’organisme, ordonnant aux cellules de fabriquer une partie du virus responsable du COVID-19 appelée protéine spike. “Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine n’a pas sa place dans l’organisme et commence à construire une réponse immunitaire et à fabriquer des anticorps, comme cela se produit lors d’une infection naturelle par le COVID-19“, indiquent les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur leur site Internet.

Contrairement à ce qu’affirme Byram Bridle, le vaccin lui-même ne contient pas la protéine spike, le vaccin lui-même ne contient pas la protéine spike, et la protéine produite chez les personnes vaccinées est inoffensive, selon les experts en vaccins. Dan Kaul, expert en maladies infectieuses à l’Université du Michigan (Etats-Unis), a dit à l’Associated Press, dans un article de vérification des faits de juin 2021 : “L’idée que la protéine spike elle-même soit pathogène d’une certaine manière est tout simplement fausse“. 




MYTHE :  Le vaccin Pfizer contre le COVID-19 est composé à 99% d’oxyde de graphène, selon une étude publiée par l’Université d’Almeria en Espagne. 

LES FAITS :

L’oxyde de graphène est un matériau créé en oxydant le graphène, qui est une couche unique de graphite, la substance molle et friable utilisée dans la mine des crayons. L’oxyde de graphène a des applications potentielles dans “l’électronique, l’optique, la chimie, le stockage d’énergie et la biologie”, selon un article publié en janvier 2019 dans la revue Frontiers in Physics. 

L’Associated Press a rapporté dans un article de vérification des faits de juillet 2021 que, bien que des recherches aient été menées sur l’utilisation d’oxyde de graphène dans certains vaccins – dans des quantités qui ne seraient pas toxiques pour l’homme – ce matériau ne figure pas dans la liste des ingrédients du vaccin Pfizer contre le COVID-19 ni de tout autre vaccin contre le COVID-19. “Il ne figure pas dans la liste des ingrédients et il est impossible qu’il soit présent”, a déclaré à l’Associated Press Allen Myerson, professeur d’ingénierie chimique à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), aux Etats-Unis. Jerica Pitts, porte-parole de Pfizer, a confirmé à PolitiFact en juillet 2021 que la société n’utilisait pas d’oxyde de graphène dans son vaccin contre le COVID-19.  

Selon un article de juillet 2021 par le site de fact-checking LeadStories.com, l’allégation concernant l’oxyde de graphène provient d’une analyse au microscope électronique du vaccin contre le COVID-19 de Pfizer réalisée en juin 2021 par Pablo Campra, professeur de chimie à l’université d’Almeria en Espagne. Selon LeadStories.com, l’étude, qui n’a pas été revue par des pairs, a été commandée par Richard Delgado, qui se décrit comme un opposant à “cette tyrannie du COVID-19” et qui dirige le site Internet espagnol LaQuintaColumna.net. 

Dans un tweet du 2 juin 2021, l’université d’Almeria a démenti avoir approuvé ou soutenu les conclusions de Pablo Campra, qualifiant l’étude de “rapport non officiel d’un professeur d’université concernant l’analyse d’un échantillon d’origine inconnue”.




MYTHE :  Aux Etats-Unis, plus de personnes sont décédées à cause des vaccins contre le COVID-19 que du virus lui-même.

LES FAITS :

L’Université Johns Hopkins dans l’Etat du Maryland, aux Etats-Unis, a indiqué qu’il y avait eu 611.000 décès dus au COVID-19 aux États-Unis au 28 juillet 2021. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) déclarent sur leur site que tous les décès connus pour être survenus à la suite d’une vaccination contre le COVID-19 font l’objet d’une enquête, et qu’au 26 juillet 2021, aucun décès causé par les vaccins contre le COVID-19 n’a été confirmé ou attesté. 

“Un examen des informations cliniques disponibles, y compris les certificats de décès, les autopsies et les dossiers médicaux, n’a pas permis d’établir un lien de causalité avec les vaccins contre le COVID-19”, souligne la CDC. “Cependant, des rapports récents indiquent un lien de causalité plausible entre le vaccin contre le COVID-19 de J&J/Janssen et le TTS, un effet secondaire rare et grave – des caillots sanguins avec un faible taux de plaquettes – qui a provoqué des décès”.

Bien que le système de signalement des effets secondaires des vaccins aux Etats-Unis (Vaccine Adverse Events Reporting System ou VAERS) ait reçu, au 26 juillet 2021, 6.340 notifications de décès parmi les personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19, les notifications au système VAERS peuvent être faites par n’importe qui et n’établissent pas de relation de cause à effet avec un quelconque vaccin. En réalité, les rapports de VAERS incluent des décès qui n’ont aucun lien plausible avec un vaccin, comme une personne morte dans un accident de voiture sur le chemin du retour chez elle, après avoir été vaccinée. 




MYTHE : Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats-Unis (CDC) ont modifié leurs paramètres pour les tests PCR chez les personnes vaccinées afin que les autorités enregistrent moins de cas de COVID-19.

LES FAITS :

L’amplification en chaîne par polymérase, ou PCR, est considérée comme la “référence absolue” du test COVID-19. Elle consiste à prélever un échantillon de sécrétion chez un patient et à l’analyser pour détecter la présence d’ARN de coronavirus. S’il est trouvé, l’ARN est isolé et dupliqué par cycles jusqu’à ce que des traces du virus responsable du COVID-19 deviennent plus facilement détectables. Le nombre de cycles nécessaires pour détecter le virus dans un échantillon varie et est connu sous le nom de “seuil de cycle”, avec un seuil bas qui implique une concentration plus élevée du virus responsable du COVID-19, alors qu’un résultat positif fort et un seuil élevé implique une concentration plus faible et un résultat plus faible.

Le mythe selon lequel les CDC auraient modifié leurs paramètres de test pour fausser les données sur les cas de percée – définis par l’agence comme des cas de COVID-19 détectés deux semaines ou plus après qu’une personne a reçu toutes les doses recommandées d’un vaccin approuvé – est apparu après que les CDC ont annoncé qu’ils modifiaient la manière dont ils surveillaient et signalaient les infections de percée pour se concentrer sur les cas les plus graves.

La nouvelle directive, dont PolitiFact indique qu’elle a été annoncée pour la première fois le 14 mai 2021, stipulait que “parce que les CDC souhaitent caractériser les lignées de SARS-CoV-2 responsables des cas de percée du vaccin anti-COVID-19, y compris les variants”, seuls les échantillons de laboratoire dont le seuil de cycle est de 28 ou moins doivent être soumis aux CDC pour des tests supplémentaires connus sous le nom de séquençage génétique.

Le séquençage génétique est une technique utilisée par les scientifiques pour mieux comprendre la composition génétique du virus responsable du COVID-19, y compris ses variants. Les CDC ont spécifié un seuil de cycle de 28 pour le séquençage génétique car un test positif plus fort facilitera ce processus.

Les directives des CDC ne signifient pas qu’ils ont changé leurs paramètres pour ce qui compte comme un test PCR positif au COVID-19. La porte-parole des CDC, Jade Fulce, a déclaré à PolitiFact lors d’une interview en mai 2021 que le seuil de cycle de 28 n’était pas utilisé pour définir si un spécimen est positif ou négatif au COVID. Il est uniquement utilisé pour déterminer si un spécimen qui se révèle positif peut être soumis au séquençage du SARS-CoV-2. Il n’est pas spécifique aux cas de percée vaccinale”.




MYTHE : La directrice des CDC a déclaré que les vaccins contre le COVID-19 ne protégeaient pas contre le variant delta et que les personnes vaccinées pouvaient être des super-propagateurs du virus, parce qu’elles ont une charge virale supérieure à celle des personnes non-vaccinées.

LES FAITS :

Ce mythe trouve son origine dans un article publié en juillet 2021 par Natural News, un réseau de plus de 400 sites faisant la promotion de théories du complot médicales et non médicales. Cet article faisait référence à une annonce du 27 juillet 2021 par laquelle les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) recommandaient que les personnes pleinement vaccinées contre le COVID-19 recommencent à porter le masque dans les endroits publics intérieurs dans les zones où les taux de transmission du COVID-19 sont importants. La directrice des CDC, Rochelle Walensky, a déclaré lors d’une conférence de presse que le changement de recommandation par rapport au port du masque était dû à de nouveaux éléments de preuve montrant que les personnes pleinement vaccinées contaminées avec le variant delta, qui est plus contagieux, pourraient transmettre le virus à d’autres personnes. 

Rochelle Walensky a indiqué que les personnes vaccinées et non-vaccinées peuvent avoir des charges virales “aussi hautes” quand elles sont contaminées avec le variant delta, ce qui laisse penser que le risque de transmission est plus fort par rapport à d’autres variants du COVID-19. Elle n’a pas dit que les personnes vaccinées avaient une charge virale “plus forte” ni qu’elles étaient des “super-propagateurs”, comme NaturalNews.com l’a écrit. Par ailleurs, Rochelle Walensky n’a pas dit que les vaccins contre le COVID-19 échouaient – elle a dit le contraire.

“Se faire vacciner continue à protéger contre des formes graves de la maladie, contre les hospitalisations et les décès, même avec le delta”, a-t-elle dit. “Cela aide aussi à réduire la propagation du virus dans nos communautés. Les personnes vaccinées continuent à représenter une très faible quantité des transmissions dans le pays. Nous continuons à estimer que le risque de percée infectieuse avec des symptômes liés à l’exposition au variant delta est réduit de sept fois. Cette réduction est de 20 fois pour ce qui est des hospitalisations et des décès”. 

L’efficacité des vaccins anti-COVID-19 contre le variant delta est appuyée par des études médicales ayant été revues par des comités scientifiques. Une étude de juillet 2021 publiée dans le New England Journal of Medicine a conclu que le vaccin Pfizer contre le COVID-19 était efficace à 88% contre les cas de COVID-19 symptomatiques causés par le variant delta. La même étude a conclu que le vaccin AstraZeneca contre le COVID-19  était efficace à 67% contre les cas de COVID-19 symptomatiques causés par le variant delta. 




MYTHE : La Cour suprême américaine a prononcé une décision selon laquelle l’ADN modifié n’intervient pas naturellement et peut donc être breveté. Les personnes ayant été vaccinées contre le COVID avec un vaccin à ARN messager, qui modifie le génome humain, sont donc légalement brevetées et n’ont plus de droits humains.

LES FAITS :

La décision de la Cour Suprême de 2013 dans une affaire de brevet de gènes n’a pas autorisé le brevetage de l’ADN. Cette décision a rendu brevetable l’“ADN complémentaire” synthétique, qui est distinct de l’ADN humain. Les vaccins anti-COVID-19 ne peuvent pas modifier le génome humain.

Cette affaire a commencé quand Myriad Genetics a obtenu des brevets pour avoir isolé les gènes BRCA1 et BRCA2, dont les mutations augmentent le risque de cancer du sein et des ovaires. L’association américaine pour la pathologie moléculaire (Association for Molecular Pathology) a porté plainte en arguant que les brevets de Myriad n’étaient pas valides car les “produits de la nature” ne peuvent pas être brevetés. La décision de la Cour Suprême (Association for Molecular Pathology v. Myriad Genetics) a confirmé que l’ADN ne pouvait pas être breveté. 

La Cour a toutefois autorisé la brevetabilité d’un produit synthétique appelé “ADN complémentaire” (cDNA), créé en laboratoire à des fins de test. Les fausses allégations selon lesquelles “les personnes avec de l’ADN modifié peuvent être brevetées” s’appuient sur cette exception.

En réalité, “l’ADN naturel n’est pas brevetable”, a déclaré à l’Associated Press Lara Cartwright-Smith, professeur associée dans le département de politique de santé et de gestion de l’Université George Washington, citée dans un article de juillet 2021. “La copie qui est faite est brevetable”.

Les  Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis ont indiqué sur leur site que “les vaccins anti-COVID-19 ne changent pas l’ADN et n’interagissent pas avec l’ADN de quelque façon que ce soit”. L’ARN messager livre du matériel génétique qui ordonne aux cellules de produire la protéine produite par le virus responsable du COVID-19 pour que le système immunitaire apprenne à le combattre. Mais “le matériel n’entre jamais dans le noyau de la cellule, où notre ADN est conservé”, expliquent les CDC.




MYTHE : Les enfants ont trois fois plus de chances de mourir des vaccins contre le COVID-19 que de la maladie elle-même. 

LES FAITS :

Dire que les vaccins anti-COVID-19 sont trois fois plus dangereux pour les enfants que la maladie elle-même est sans fondement. En août 2021, il n’y avait aucune preuve que les vaccins anti-COVID-19 aient entraîné la mort d’aucun enfant, ni aux Etats-Unis ni dans aucun des pays européens ayant lancé leurs campagnes de vaccination des enfants âgés de 12 ans et plus.  

En juillet 2021, le New England Journal of Medicine a publié les résultats d’un essai clinique américain réalisé auprès de 2.260 adolescents âgés de 12 à 15 ans ayant reçu le vaccin de Pfizer-BioNTech, et a rapporté qu’il n’y avait eu aucun décès parmi les participants à l’essai clinique, ni aucun effet secondaire grave dû au vaccin. 

Cette allégation, qui semble avoir été pour la première fois lancée sur la version allemande de RT, un site de désinformation russe, s’appuie sur une interprétation erronée de deux documents officiels allemands : une réponse du gouvernement allemand à une requête déposée par le parti allemand de centre-droit FDP en avril 2021, laquelle faisait état de 11 morts sur 385.022 cas de COVID-19 chez les personnes de moins de 20 ans dans le pays; et un rapport de mai 2021 de l’Institut Paul Ehrlich, une agence du ministère fédéral allemand de la Santé, qui faisait état de 524 cas non vérifiés de morts après vaccination, soit environ un décès pour 54.600 personnes vaccinées à cette époque. 

Toutefois, comparer ces statistiques pour en conclure que les enfants ont trois fois plus de chances de mourir des vaccins anti-COVID-19 que de la maladie elle-même est trompeur. En effet, les signalements d’effets secondaires auprès de l’Institut Paul Ehrlich ne sont pas vérifiés, et ne prouvent pas une relation de cause à effet entre le vaccin et l’effet secondaire en question. Dans un email de juillet 2021 à NewsGuard, Susanne Stöcker, responsable presse à l’Institut Paul Ehrlich, a ajouté que dans la plupart des cas, il existait des explications plausibles aux décès n’ayant rien à voir avec la vaccination. 




LE MYTHE : La Food and Drug Administration (FDA), l’autorité de santé américaine, n’a pas définitivement approuvé le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le COVID-19, elle a approuvé un autre vaccin appelé Comirnaty, qui n’est pas encore disponible.  

LES FAITS :

Ce mythe semble trouver son origine dans des commentaires du docteur Robert Malone, qui a été impliqué dans les premiers travaux de recherche ayant contribué au développement des vaccins à ARN messager, bien que l’étendue de son rôle ait été contestée. 

Dans une interview du 24 août 2021 avec Steven Bannon, ancien stratège en chef de la Maison Blanche sous la présidence de Donald Trump, Robert Malone a déclaré : 

“Une fois de plus, les médias mainstream vous ont menti…le produit qui est homologué est le produit de BioNTech, qui est largement similaire mais pas nécessairement identique. Il s’appelle Comirnaty… et il n’est pas encore disponible. Ils n’ont pas commencé à le produire ni à le labelliser”. 

En réalité, le 23 août 2021, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité de santé américaine, a définitivement approuvé, le vaccin anti-COVID-19 fabriqué par Pfizer et BioNTech pour utilisation chez les personnes de 16 ans et plus. L’agence américaine a aussi approuvé le nom de marque du vaccin, Comirnaty. La FDA n’autorise pas la vente de médicaments ou de vaccins sous leur nom de marque avant qu’ils soient homologués. 

Il n’y a pas deux vaccins distincts. Jerica Pittz, porte-parole de Pfizer, a déclaré à NewsGuard dans un email d’août 2021 que Comirnaty et le vaccin ayant reçu une autorisation d’utilisation en urgence de la FDA en décembre 2020 “ont la même formulation et peuvent être utilisés de manière interchangeable dans la vaccination contre le COVID-19”. Allison Hunt, porte-parole de la FDA, a confirmé à NewsGuard dans un email d’août 2021 que Comirnaty “a la même formulation” que le vaccin produit sous autorisation d’utilisation en urgence. 

Au moment où la FDA a définitivement approuvé le vaccin de Pfizer-BioNTech pour les personnes de 16 ans et plus, elle a aussi étendu l’autorisation d’utilisation en urgence du vaccin pour les personnes de 12 à 15 ans, ainsi que pour les troisièmes doses chez certaines personnes immunodéprimées.  


Correction : Une version précédente de ce rapport indiquait par erreur qu’il y avait eu deux cas graves de COVID-19 observés parmi les 36.000 personnes ayant été vaccinées contre le COVID-19 avec le vaccin Moderna ou Pfizer/BioNTech. Un seul cas grave a été rapporté parmi les personnes ayant été vaccinées dans les deux essais cliniques, dont les résultats ont été publiés en décembre 2020. Ce cas grave provenait de l’essai Pfizer/BioNTech trial. NewsGuard regrette cette erreur.

Note de l’Éditeur : Ce rapport a été mis à jour le 2 février 2021 pour y inclure de nouvelles informations sur l’efficacité des vaccins contre les variants du virus responsable du COVID-19.